Petit cours de photo : le diaphragme et la vitesse
Je débute aujourd'hui une nouvelle série de journaux ayant pour thème la technique photographique. Et je commence par deux éléments clés en photo, l'ouverture du diaphragme et la vitesse d'obturation.
Il faut savoir que lorsque l'on prend une photo, tout ce que l'on fait c'est de projeter, au travers de l'objectif, de la lumière sur la surface sensible à la lumière (le capteur ou la pellicule). Le photographe dispose de deux « outils » pour réguler ce flux de lumière : le diaphragme, sur lequel on peut agir sur l'ouverture, et le temps de pose ou « vitesse d'obturation ». Grâce à ces deux outils, il est possible d'obtenir la quantité de lumière qui permettra d'exposer correctement le capteur ou la pellicule.
Comme vous pouvez le voir ci-dessus, selon le couple ouverture/vitesse choisi, la photo est plus ou moins sombre. Vous pouvez aussi constater que je n'ai modifié que la vitesse et pas l'ouverture car cette dernière ne modifie pas seulement l'exposition, elle modifie aussi la « profondeur de champ » (ou PDC), autrement dit, la zone qui reste nette lors d'une mise au point.
Avant de continuer sur la profondeur de champ, et si vous n'avez pas compris les valeurs associées à mes exemples, voici un petit rappel sur les notations utilisées en photo. La première valeur désigne l'ouverture du diaphragme, elle se note f/<valeur> où la valeur correspond à la longueur focale de l'objectif divisé par la taille du diamètre de l'ouverture en millimètres. Par exemple pour un objectif d'une longueur focale de 50mm, si l'on sélectionne l'ouverture f/2.8 sur l'objectif, le diamètre de l'ouverture sur le diaphragme sera de 1.78cm. Pour résumer, plus la valeur après le « f/ » est petite, plus l'ouverture du diaphragme sera grande, et plus l'objectif laissera passer la lumière. A l'inverse, plus cette valeur est grande, et plus l'ouverture du diaphragme sera petite, et donc, moins l'objectif laissera passer de lumière. La seconde valeur est la durée de l'exposition en seconde, je pense pas qu'il faille faire de rappel pour la compréhension de celle ci...
Revenons sur la profondeur de champ, pour illustrer cela, voici trois photos avec une ouverture de diaphragme différente :
Sur les trois photos, la mise au point est faite sur la bille blanche, mais alors que sur la photo avec la plus petite valeur de diaphragme l'arrière plan (les autre billes) est flou, celle avec la plus grande est beaucoup plus net. C'est la « profondeur de champ » qui est augmentée.
Il faut savoir que la profondeur de champ ne dépend pas seulement de la valeur du diaphragme, elle dépend aussi de la longueur focale de l'objectif (plus la focale est petite, plus la profondeur de champ est grande), de la distance du sujet (plus le sujet est près, plus la profondeur de champ est petite), et aussi de la taille de la surface sensible, mais pour ce dernier, vous ne pourrez pas y faire grand chose...
Mais la vitesse, elle aussi à un effet sur la photo, comme vous vous en doutez, une exposition d'une seconde ne donnera pas le même résultat qu'une exposition d'1/1000 de seconde sur un objet en mouvement. Il faut aussi savoir que le flash peut aussi être utilisé pour figer le mouvement d'un sujet.
Enfin, toujours sur la vitesse, il faut aussi prendre en compte lors de l'exposition d'une photo, le photographe bouge toujours un petit peu, ce qui peut générer un flou sur la photo si la vitesse est trop lente, on appel ce flou, le « flou de bougé ». Il y a un moyen très simple d'évaluer le risque d'obtenir un flou de bougé lors de la prise d'une photo : il suffit que la vitesse d'obturation ne soit pas en dessous d'1/<valeur de la focale> seconde. Attention toute fois, il faut aussi prendre en compte le facteur de conversion dépendant de la taille du capteur (celui ci étant généralement plus petit qu'un film 24x36mm). Dans le cas d'un objectif 50mm sur un reflex Nikon (facteur de conversion x1.5), il ne faut donc pas passer en dessous des 1/(50*1.5), soit 1/75ième secondes.
Pour conclure, on peut dire que le choix du couple vitesse/diaphragme est un des gros travails du photographe lors d'une prise de vue, puisqu'en fonction du résultat voulu, il va falloir doser correctement ces deux paramètres pour faire en sorte que l'exposition soit correcte.

